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La mosquée marocaine


La mosquée de Médine a constitué indubitablement le modèle pour toutes les premières mosquées du monde musulman. L’ordonnance primitive de la mosquée du prophète Mohamad était une vaste cour dont l’une des extrémités abritait une simple couverture de branchages reposant sur des troncs de palmiers. Progressivement les conquêtes de l’Islam allaient s’ouvrir sur d’autres modes d’architecture et d’urbanisme qui firent des mosquées des structures plus riches et plus soignées : des colonnes de marbre remplaçaient les troncs de palmiers ; des plafonds de bois furent substitués aux rondins ; des galeries couvertes furent établies le long des murs qui bordaient la cour.

Le plan médinois demeure toutefois intact. C’est le cas des mosquées en Afrique du Nord qui comportent une cour (sahn) carrée ou rectangulaire, généralement bordée sur deux ou trois côtés par les galeries (arwiqa) et sur laquelle s’ouvre, sur toute la largeur du coté de la qibla, la salle de prières (bayt as-salat), salle hypostyle formée de nefs séparées entre elles par des lignes de supports (colonnes ou piliers) et les arcs qui unissent ces supports. Les nefs juxtaposées du type médinois sont parallèles au mur de la qibla. Cette ordonnance transversale est en effet le plan adopté à l’ordonnance de la prière, où les fidèles s’alignent côte à côte. Ce type s’imposera comme prototype dès les premiers temps de l’Islam en Egypte (mosquée primitive de ‘Amr, mosquée d’Ibn Tulun) ; il se maintiendra au Caire et se retrouvera à Fès dans la mosquée d’al-Qarawiyyin. Au Maroc, Les exemples de ce type sont rares ou sont encore méconnus du fait des profondes modifications qu’ils durent subir lors des époques postérieures.

Le deuxième type des mosquées marocaines voire maghrébines prend ses sources dans la grande mosquée de Damas en Syrie. La transmission de ce modèle au Maroc s’est opérée à travers l’Egypte et l’Ifriqiya (Tunisie actuellement) notamment, par le biais de la grande mosquée de Kairouan. Les premiers balbutiements en sont représentés dans les mosquées almoravides dont on ne possède qu’un seul exemple à savoir l’agrandissement d’al Qarawiyyine ; l’aspect décoratif en est toutefois bien illustré à travers la fameuse Koubbat al-Bu’diyyine à Marrakech. Au XIIème siècle, le type de Damas attient son apogée avec les mosquées almohades qui consacre le fameux plan en « T ». L’on assiste notamment à la multiplication et à la répartition des coupoles, mais également à un traitement des formes des arcs notamment aucun niveau de la nef axiale et de la nef transept. La forme en « T » peut certes être considérée comme le principal apport des Almohades au développement de la mosquée, d’autant plus que l’arc en fer à cheval et le minaret carré sont les traits majeurs de ce style. Les mosquées postérieurs mérinides, sadiennes et alaouites reproduiront dans des variétés et des proportions différentes le type almohade.

Dans des proportions grandioses, la mosquée Hassan II à Casablanca constitue le point culminant d’un art architectural ancestral encore vivant et vivace, une œuvre parfaite et quelque part novatrice des traditions architecturales marocaines dont elle offre au visiteur une véritable synthèse.

 
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